Si nous suivons les traces de l’Abbé Cloutier avec autant de détermination c’est que plus de 70 ans plus tard, nous croyons toujours aussi fermement à la mission des camps et à l’effet considérable qu’ils ont sur la vie des jeunes.

Il y a un mois, avait lieu la 8e édition de l’Odyssée des Grands, sous un concept du Défi des Chefs Restos Plaisirs. Cet événement bénéfice annuelle permet de récolter des fonds pour offrir des séjours en camp à la jeunesse québécoise. Ce fût un moment haut en couleurs et en saveurs pour chaque personne présente, et tous ont pu se régaler grâce au délicieux menu concocté par 4 chefs des Restos Plaisirs, en plus de profiter d’un sublime accord de vin pour chaque service. Cette superbe soirée a permis d’amasser 60 450 $ à la Fondation, en plus de plusieurs achats spontanés de séjours.

Pour une dernière fois, nous souhaitons vous remercier en notre nom et au nom de tous les enfants. Votre générosité et votre implication est la clé de la réussite de notre mission, et grâce à vous, de nombreux enfants pourront vivre l’expérience de camp l’été prochain.

Merci aux Restos Plaisirs et aux chefs invités, David Forbes (Ciel! Bistro Bar), Jean Olivier (Lapin Sauté), Caroline Vézina (Cochon Dingue), François Drouin (Café du monde). Un énorme merci également à nos autres partenaires : Microbrasserie Ras l’Bock, Beiko la boîte à beignes, la Baie de Beauport et Telus.

Vous êtes nostalgiques de la soirée ? Vous vous demandez ce qu’on a pu y manger ? Vous voulez de l’inspiration ? Voyez les 3 services proposées lors de la soirée par nos chefs invités.

Service Bleu – Masiance Pinot Grigio e Verduzzo delle Venezie IGT Masi

Poke de Saumon en Verrine / Cochon Dingue
Pétoncle Mariné au Balsamique blanc, Fraise et Menthe / Café du Monde
Anguille Fumée, Betterave, Petits Pois, Pamplemousse et Caviar / Ciel!
Saumon Fumé au Whiskey Coureur des Bois, Confiture d’Argousier / Lapin Sauté

Service Blanc – Bourgogne Pinot Noir AOC Domaine Chason, France

– Rouleau Impérial au Porc Confit, sauce Aigre-Douce / Cochon Dingue
– Torchon de Foie Gras, Canneberges, pain aux Épices / Café du Monde
Smoked Meat de Dinde, mousse au Maïs et Champignons / Ciel
Roulade de Lapin aux Bleuets, salsa de Canneberges et chips de Maïs / Lapin Sauté

Service Rouge – Vinha Grande Douro Casa Ferreirinha, Portugal

Struddel de Canard, Champignons et Fleurmier Fondant / Cochon Dingue
– Tataki de Boeuf au Chipotle sur Chips de Polenta / Café du Monde
Tournedos Rossini / Tartare de Boeuf, Foie Gras, crème aux Poivres / Ciel!
Canard Fumé, Huile de Sapin Baumier, Moléculaire à l’Érable / Lapin Sauté

Service Fromage – Modello Prosecco DOC Brut Masi Agrico

Restos plaisirs

 

Voilà, votre enfant est au camp, sans vous, sans cellulaire, sans ordinateur, sans iPad, sans connexion, bref, le détachement total.  Mais comment fait-on pour communiquer avec notre enfant sur le camp?

Quand j’étais campeuse, c’était des lettres envoyées par la poste que l’on recevait (si la poste allait assez vite!) pendant notre séjour. Parfois une ou deux lettres d’une page ou deux. Mais voilà que les camps ont dû emboîter le pas vers les nouvelles technologies et en prenant le virage, accepter d’imprimer des courriels envoyés aux enfants.  Voilà qu’au lieu de recevoir une ou deux lettres des parents et peut-être une des grands-parents, les enfants se sont mis à recevoir plusieurs courriels de trois lignes par jour. Vous n’imaginez pas le travail des secrétaires qui doivent imprimer plus d’une centaine de courriels par jour, en gardant l’œil ouvert pour ne pas imprimer les courriels contenant huit photos du chien familial, sans compter les lettres en pièce jointe à ouvrir et imprimer individuellement. Elles ont besoin de huit bras pour vous mettre en contact avec vos enfants!  Et que disons-nous à nos enfants dans ces courriels. Un ou deux petits mots d’encouragement, une anecdote qui s’est produite avec le chat la veille.

Mais où sont les lettres bien consistantes où le parent prenait plus que deux minutes pour envoyer un courriel sur son cellulaire entre deux réunions?  En plus cette nouvelle façon de faire met une pression sur les parents qui se sentent mal à l’aise de ne rien écrire une journée ou qui ont peur que leur enfant soit le seul à ne rien recevoir.

Est-ce que les enfants ont besoin de recevoir un courriel par jour pour lui rappeler que nous, parents, sommes loin et en train de vivre complètement autre chose?  Peut-être que de ne pas avoir de nouvelles des parents pendant quelques jours, c’est une bonne chose?  Peut-être que si nous, parent, écrivions deux ou trois lettres ou même deux courriels, ceux-ci seraient plus intéressants à lire. Entre nous, je vous le dis, trop de courriels, ce n’est comme pas assez. Certains enfants ne lisent même plus les courriels quotidiens après quelques jours.  Et que fait-on avec nos petits qui ne savent pas lire?  Et que fait-on de cette petite touche manuscrite qui fait plus personnel?

Je vous laisse donc quelques-uns de mes petits trucs de maman de trois campeurs qui ont commencé leurs séjours à l’âge de 4 et 5 ans.

Pourquoi ne pas préparer quelques lettres à l’avance, bien identifiées au nom de l’enfant et avec la date à laquelle nous voulons la remettre?  Profitons-en pour être originaux. En faisant des recherches, le papa et moi avons trouvé l’idée d’écrire un « je t’aime » sur un ballon que nous avons glissé dans une enveloppe.  Les enfants ont adoré gonfler le ballon pour découvrir le mot et le placer au bout de leur lit. Pour ma plus jeune, qui ne sait pas lire, nous avons fait des dessins de princesses en canot, accompagnés d’un petit mot d’encouragement et collé quelques collants qui brillent. Pour les plus vieux, nous avons écrit des lettres disant que nous étions fiers d’eux et de ce qu’ils accomplissaient au camp.  Nous leur avons mentionné combien ils étaient importants pour nous et que nous avions hâte qu’ils nous racontent leurs aventures et les défis qu’ils avaient relevés pendant leur séjour.  Dans tous les cas, il faut éviter de leur dire que nous nous ennuyons, il faut axer les messages sur la réussite de leur séjour. Pour les ados, ceux partent plus longtemps, ceux qui quittent parfois la civilisation en expédition, des coupures de journaux avec des nouvelles de l’actualité qui pourraient les intéresser sont toujours un gros succès. En plus, on peut partir le feu avec le soir venu.

L’idée pourrait aussi vous venir de laisser ou envoyer un petit colis à votre campeur.  C’est toujours un succès, par contre, quelques mises en garde importantes.  Il faut absolument éviter la nourriture, d’abord pour des raisons de sécurité pour les gens vivant avec des restrictions alimentaires mais aussi pour éviter d’avoir la visite de petits animaux dans nos endroits de logement.  Mais pourquoi ne pas emballer un petit livre ou un cahier de mots cachés.

Je vous lance le défi de voir la communication autrement qu’au bout des touches de notre clavier de cellulaire.  Sortons papiers, crayons, ciseaux et colle et prenons le temps d’écrire à nos enfants.  Et surtout, n’attendez rien en retour, ce n’est pas contre vous, mais ils ont bien d’autres choses à faire!  Parfois, je reçois une lettre écrite bien vite la première journée, une lettre qui ne dit rien finalement!  Mais je leur laisse tout de même des enveloppes avec l’adresse de la maison ou celle des grands-parents déjà écrites.  Je leur laisse des timbres qu’ils pourront coller s’ils ont le goût d’écrire.  Je leur laisse aussi des feuilles ou un cahier de notes si jamais ils ne veulent seulement qu’écrire leur aventure qu’ils pourront nous lire au retour à la maison.

Finalement, rappelez-vous que la qualité passe largement avant la quantité.  Pour vous consoler, rappelez-vous que vous vous ennuyez probablement plus de vos enfants qu’eux s’ennuient de la maison!

Quand je me mets à la place d’un parent qui inscrit son enfant pour la première fois dans un camp, j’avoue que je comprends la petite panique devant la préparation des bagages. La liste de bagages semble longue est un peu complexe. Je ne dois rien oublier. J’en mets plus ou j’en mets moins? Je le fais avec mon enfant ou sans mon enfant? Je vais magasiner à quel endroit? Beaucoup de choses à penser avant le jour J. Je vous soumets mes quelques trucs et astuces appris au fil du temps. Maman de trois campeurs inscrits pour une 6e année, l’épopée des bagages fait partie de l’agenda familial. Je me prévois au moins une demie journée, un espace bien dégagé pour m’étendre et un bon café chaud.

Première étape, avoir la bonne liste en main, celle fournie par le camp et adaptée au programme dans lequel votre enfant est inscrit. De mon côté, j’imprime une liste par enfant, même s’il s’agit de la même liste, pour noter ce que je mets pour chaque enfant et donc, avoir une liste me permettant de valider s’il me manque des choses au retour du camp. Il est bon et même préférable, d’intégrer l’enfant au processus. Il pourra vous aider en cochant la liste ou en allant chercher lui-même les articles.  L’objectif en l’intégrant est surtout de le responsabiliser face à ses équipements et pour que l’enfant sache ce qu’il a dans ses bagages.  Il aura, tout au long du séjour à choisir ses vêtements, à refaire ses bagages et surtout à s’assurer de bien avoir tous ses biens avec lui.  Il est donc important qu’il connaisse le contenu de ses valises!

Deuxième étape, je libère de l’espace dans une pièce pour pouvoir étendre le contenu et tout valider avant de mettre dans la valise.  Parlant de valise, que devons-nous prendre comme valise? Gros sac, plusieurs petits sacs, roulettes, pas de roulette, sac à dos, etc.  Idéalement, il faut limiter le nombre de valises et prévoir quelque chose qui n’encombrera pas trop l’espace dans le dortoir.  Une grosse poche qui se plie ou une valise rigide d’un format raisonnable qui se glisseront bien sous le lit.  L’enfant aura certainement besoin d’un sac à dos pour l’expédition, remplissez-le de bagages lui aussi.  Vous pouvez aussi utiliser des bacs en plastique qui pourraient, eux aussi, se glisser sous le lit ou se ranger sur des tablettes.  Pour ma part, je prévois aussi des petits paniers vendus dans les magasins à rabais pour mettre par exemple, les sous-vêtements, les articles de camping, etc.

Troisièmement, avant de commencer le processus de bagages, je m’assure d’avoir en main un crayon marqueur indélébile et des étiquettes à coller avec le nom des enfants et le numéro de téléphone (le numéro de téléphone est facultatif, mais il aide à retrouver les propriétaires).  Rien n’est mis dans les bagages sans avoir été bien identifié.  Je choisis aussi les vêtements plus usés et les vieilles serviettes, bref, les articles qu’il ne nous fera pas trop de peine de revoir avec un nouveau trou, une tâche ou qu’on ne retrouve plus.  Personnellement, le nom des enfants est écrit au marqueur directement sur les serviettes, les débarbouillettes et même l’oreiller la taie d’oreiller et le drap contour! J’écris aussi au marqueur le nom des enfants dans chacune des chaussures et bottes. Je n’oublie pas d’identifier l’enveloppe du sac de couchage, le tube pâte dentifrice, le pot de crème solaire, la lampe de poche, les valises et bacs que les enfants auront avec eux, etc. On peut identifier le sac de couchage en attachant une corde avec un petit carton plastifié indiquant le nom de l’enfant et utiliser une étiquette à bagages de voyage pour les valises, sac à dos et même la trousse de toilette.

Quatrièmement, où trouver ce qu’il nous manque? Avant d’investir des grosses sommes dans l’achat de matériel, questionnez-vous.  Est-ce que mon enfant retournera au camp dans les prochaines années? Est-ce que d’autres enfants de la famille suivront? Est-ce que des gens de mon entourage peuvent me prêter de l’équipement? Vous pouvez aussi questionner le camp sur le choix de matériel à privilégier pour mon enfant. Regardez s’il est possible de trouver des alternatives à la maison avant d’aller en acheter. Par exemple pour le camping, un bol en plastique ou un plat en plastique refermable style « lock and lock » fait vraiment l’affaire. Un verre en plastique que nous avons dans l’armoire aussi peut être parfait. Vous pouvez prendre des ustensiles de la maison, mais s’ils ne reviennent pas, c’est un peu embêtant (pour la coutellerie de la maison).  Il se vend, dans les boutiques de plein air, des ustensiles en plastique conçus pour ça à moins de 5$. L’enfant n’aura pas à cuisiner avec son propre matériel, il a surtout besoin de ce qu’il faut pour manger. Un tapis de sol bleu en mousse est parfait pour les nuits de camping.  Il est léger et simple à manipuler pour l’enfant et on peut écrire le nom directement dessus au marqueur. Les matelas autogonflants nécessitent un certain investissement et les enfants ont beaucoup de difficulté à le ranger correctement. Regardez du côté des magasins à rayons, le tapis de sol devrait vous coûter autour de 25$. Pour le choix du sac à dos, il est important que l’enfant soit équipé convenablement.  Donc, il faut que le sac soit choisi en fonction de sa taille et de son poids.  Il faut que le harnais du sac soit ajustable pour s’assurer qu’il ne se blesse pas et qu’il soit confortable. Certains camps ou boutiques de plein air font la location des sacs. Vous pouvez aussi fouiller sur les petites annonces en ayant en main les détails de ce que vous cherchez. N’hésitez pas à vous faire conseiller. Il faut aussi que l’enfant soit bien chaussé. Une bonne paire d’espadrilles ou des bottes de marche sont importantes à prévoir.  Idéalement, il faut que l’enfant ait dans ses bagages au moins deux paires d’espadrilles. Les bottes de pluie sont essentielles et si l’enfant souhaite porter des sandales, prioriser les sandales à bout fermé et avec un bon maintien pour limiter les risques de blessures. Finalement, l’imperméable est un essentiel à ne pas négliger. Idéalement, un imperméable en deux pièces soit un manteau et un pantalon. Pour les plus jeunes qui grandissent trop vite, des ensembles sont disponibles dans les magasins de vêtements pour la famille ou les magasins à rayons à environ 20$. Par contre, il faut penser qu’un imperméable de bonne qualité est essentiel pour le confort des enfants en cas de pluie et que l’investissement peut en valoir la chandelle puisqu’il pourrait être porté au camp, en vacances, à la maison et même à l’école! Une expédition représente déjà un bon défi, mais une expédition sous la pluie avec le mauvais équipement peut vraiment paraître long.

Finalement, ce n’est pas parce que l’enfant quitte la maison qu’il ne peut pas apporter sa doudou ou son toutou préféré.  N’encombrez pas trop les bagages, mais il est normal que l’enfant veuille apporter un toutou.  Il servira de réconfort au moment du dodo. Vous pouvez aussi préparer un petit montage photo de la famille qui pourra être installé à la tête du lit. Vous pouvez inclure des surprises dans les bagages ou prévoir des colis ou lettres surprises à laisser à l’accueil du camp pour une distribution pendant le séjour. Assurez-vous de bien identifier le tout et d’indiquer la date de livraison. Éviter les surprises alimentaires pour la sécurité des gens vivant avec des restrictions alimentaires et pour éviter d’avoir la visite de petits animaux dans les endroits de logement.

N’hésitez jamais à contacter le camp si vous avez des questions ou si vous avez besoin de conseil.

Maintenant que les bagages sont faits, il vous restera de tenter de profiter de ces petites vacances pendant que vos enfants rempliront leurs bagages de confiance en soi, d’amitiés, de nouveaux apprentissages, de rires et d’histoires!

 

Chez les camps « Odyssée », nous sommes fiers de compter parmi les chefs de file dans le monde des camps au Québec.  Nous nous faisons un devoir de considérer toutes les opportunités qui nous permettraient d’avoir la meilleure offre de camp de jour ou de vacances pour nos clients. Nos deux camps de vacances, Trois-Saumons et Minogami, ont su se démarquer grâce à leur offre unique de programmes qui amènent nos campeurs à se dépasser tout en vivant une expérience en plein-air hors du commun.

 

Il arrive parfois que des opportunités de partenariats se présentent à nous et que nous ayons le sentiment que ce mariage nous était prédestiné.  Nous avons parfois l’impression que la collaboration est tellement facile et naturelle qu’elle semble exister depuis longtemps. Dernièrement, c’est exactement ce qui nous est arrivé. 

 

C’est avec une grande fierté que nous pouvons enfin vous annoncer qu’une collaboration entre la Baie de Beauport et les camps Odyssée vient de voir le jour ! 

 

Dès l’été 2017, nous aurons la chance d’offrir, sur un site magnifique, inspirant voire même magique, un programme de camp de jour unique dans la région de Québec. L’expertise de deux entités fortes dans leur domaine en assurera certainement la réussite. Pour Odyssée, c’est une chance unique de réinventer l’offre de camp de jour. Des possibilités inimaginables s’ouvrent à nous avec : une plage, des espaces verts, un fleuve, des voiliers, des jeux d’eau et plus encore.

 

Une journée à la Baie de Beauport c’est certainement la découverte d’une oasis à quelques minutes de la ville.

 

Le site est animé par une programmation variée. On y retrouve des salles de réception splendides, des installations sportives en quantité, un site extraordinaire pour  vivre toutes sortes d’événements sportifs, culturels ou corporatifs, passant du mariage aux cours de voile.

 

C’est également le seul endroit dans la région de Québec où il est possible de se baigner dans le Saint-Laurent !

 

La programmation du camp de jour Odyssée à la Baie de Beauport offrira 9 semaines de camp entre le 26 juin et le 25 août. Les séjours sont ouverts aux campeurs âgés de 5 à 17 ans avec des programmes qui répondent à leur passion et qui leur permettront de relever de nouveaux défis. De l’école de voile qui permet aux jeunes d’acquérir des niveaux reconnus par la Fédération de voile, en passant par le cirque en collaboration avec l’École de cirque de Québec, le Katag, le commando laser, les sports nautiques, le parkour et bien plus, les campeurs trouveront, c’est certain, un programme à leur image.

 

Pour faciliter la vie des familles, le service de garde sera offert gratuitement et un service de navettes sera disponible entre le camp Bourg-Royal à l’école St-Jean-Eudes et la Baie de Beauport.

 

Occuper vos « ados » n’aura jamais été aussi facile!

 

L’été 2017 sera donc le point de départ d’une belle aventure « Odyssée » qui réunira l’expertise de camp de jour de notre organisation à celle de la Baie de Beauport. Au plaisir de vous compter parmi nous dans ce nouveau chapitre dans l’histoire des camps « Odyssée »!

 

 

As-tu hâte d’aller au camp ?

Nous sommes en juillet 2001, j’aurais probablement répondu « non » à cette question. Je suis dans la voiture avec ma mère, ma grand-mère et ma petite sœur. J’ai peur et j’ai seulement envie de pleurer en pensant au fait que j’allais quitter les bras de ma mère pendant une semaine. Ça a été la dernière fois où je ne me suis pas empli de bonheur en pensant que j’allais au camp.

Ma grand-mère, qui connaissait bien Raoul Cloutier, a travaillé au camp Minogami comme animatrice des étés durant pendant que ma mère, son frère jumeau et sa petite sœur étaient campeurs. Mon grand-père, lui, était chauffeur durant le séjour de ses enfants. Chaque fois que ma mère me reparle de ces moments qu’elle a passés au camp à se faire des amis, porter des canots, faire des feux, je peux voir une étincelle dans ses yeux, une flamme de joie. Cette flamme, j’ai eu l’immense honneur de me la voir transmettre.

Mon premier séjour au camp fut une expérience très difficile pour moi environ 30 minutes, les 8610 autres minutes, cela a été des moments de bonheur et d’authenticité. J’ai eu la chance, après ce fameux été 2001, d’avoir été campeur encore 8 autres étés, stagiaire et membre du personnel depuis bientôt 5 ans. En plus de tout cela, ma sœur était à mes côtés tout au long de ces étés, ce qui prouve que ma mère à bien réussit à nous transmettre cette envie du camp.

Le camp pour moi, c’est, comme je l’ai mentionné plus haut, des moments de bonheur bien sûr, mais aussi des moments authentiques. La majorité des campeurs que j’ai eus dans mes groupes avaient ce discours des camps : au camp, tu peux être toi-même ! Au camp, tu peux te déguiser, tu peux chanter à tue-tête durant toute la journée, tu peux aller danser sous la pluie, tu peux te couvrir de peinture et faire des sports farfelus, tu peux inventer des jeux, tu peux faire d’un bout de papier froissé la plus belle des œuvres d’art. Tu peux être magicien, cuisinier, athlète, comédien, chanteur, humoriste, bref, tu peux être la personne que tu es vraiment, sans toute la pression sociale.

Le camp, une tradition pour la vie!

Le camp, c’est maintenant une tradition dans ma vie. Il m’a permis d’assumer pleinement la personne que je suis, il m’a permis d’orienter mon choix de carrière vers l’enseignement, il m’a permis de pleurer, de rire, de me faire des amis. Ça va bientôt faire 14 ans que je vais au camp et le nouveau défi d’animateur s’offre à moi. Encore une fois, à l’âge de 20 ans, le camp me permet de me dépasser et en plus, j’ai hâte d’aller au camp ! Et toi, as-tu hâte d’aller au camp ?

Félix Boulanger, moniteur au camp Trois-Saumons

« J’avais jamais vu mon fils aussi épanoui et resplendissant de toute sa vie! Merci pour tout. »

Un parent qui dit ça à un moniteur à la fin d’un séjour en venant chercher son enfant, qui a les genoux plein de bleus mais un air de liberté sur le visage, ça arrive fréquemment dans un camp de vacances. Certains enfants et adolescents  – moi le premier – restent marqués à vie par des moniteurs ou monitrices, qui font tout pour motiver et inspirer leurs campeurs pendant les intenses semaines qu’ils passent ensemble. De  mon époque de campeur à Trois-Saumons, j’ai encore des souvenirs limpides d’un de mes anciens moniteurs qui pousse mon groupe de Montagnards paresseux à faire neuf heures de marche jusqu’au site d’expé, à coups de discours motivationnels et de chansons à répondre, ou d’un autre qui enseigne avec toute la patience du monde à un moi de 14 ans comment jouer Job le Beatnik à la guitare pour impressionner la fille dans la hutte d’à côté. Mais ce que les jeunes et leurs parents ne réalisent peut-être pas, c’est que l’effet est réciproque : les campeurs laissent, eux aussi, une marque profonde dans le cœur et la tête des moniteurs.

Travailler dans un camp de vacances, ça veut avant tout dire être en contact avec des enfants, jeunes comme moins jeunes. Des campeurs qui ont grandi dans plein d’environnements différents et qui sont passionnés par des sujets et des activités des plus éclectiques. Il y en a qui sont à leur premier séjour, d’autres sont pratiquement nés au camp, élevés sur la tarte aux Smarties. Certains sont exubérants et racontent leur vie à qui le veut, d’autres plus introvertis que Karounga. Et être en contact avec ces jeunes-là – différents dans leur personnalité, mais semblables dans leur objectif de vivre une, deux ou trois des plus belles semaines de leur vie – il n’y a rien de plus enrichissant comme vocation.

L’été dernier, j’ai passé deux mois avec des gars et des filles de 13-15 ans, bien davantage en tant qu’ami que superviseur. Auprès d’eux j’ai découvert des jeunes plus courageux que moi, plus drôles que moi, plus brillants que moi. Des jeunes qui avaient infiniment plus de talent que moi pour cuisiner des s’mores sur un feu de camp sous la pluie – ça c’est foutument impressionnant – et d’autres qui m’humiliaient à chaque fois qu’on jouait au soccer dans la bouette du terrain de balle molle.

À l’extérieur du camp, me lever de mon lit avant 10h du matin est un exploit digne d’un récit, mais à Trois-Saumons j’avais toujours des jeunes crinqués qui sautaient sur mon lit au lever du soleil et qui à chaque jour parvenaient à extirper jusqu’aux dernières gouttes d’énergie qui restaient en moi. Avec mes campeurs et campeuses, je me suis dépassé, j’ai ri comme jamais, j’ai pleuré (pow-wow d’expé du premier séjour, tu m’as brassé le dedans bien comme il faut) et j’ai appris, sur la vie de camp comme sur la vie hors camp. Si un moniteur offre beaucoup de choses à des campeurs – dans mon cas surtout sous la forme d’activités niaiseuses et de conseils à cinq sous – je suis persuadé qu’ils lui en redonnent le double.

Je dédie ça à tout mes anciens campeurs, vous êtes les meilleurs.

Jules Boudreau

 

On a tous eu à répondre à cette question : Ça fait combien de temps que tu viens au camp ? Les réponses sont variées et les façons de les présenter aussi. Quand on me le demande, je réponds souvent : ouf…trop longtemps. Trop longtemps pour ce que mon entourage trouve normal en fait. Tu travailles encore là ? Tu perds ton temps ! Quand est-ce que tu te trouves une job d’adulte !? C’est souvent la réaction des gens qui n’ont pas connu l’expérience des camps.

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Rawdon, 30 degrés sous zéro, un banc de neige et des tentes prospecteurs. C’est possiblement la première fois où je me suis senti hors de ma zone de confort en milieu naturel. J’avais peut-être 12 ou 13 ans. Nous étions sortis pour le week-end avec mon unité d’éclaireurs, dans les scouts. Cette année là, j’ai non seulement appris que laisser son manteau et ses bottes humides à l’extérieur de l’abri pour la nuit était une mauvaise idée, mais aussi qu’ils étaient impossibles à enfiler une fois gelés. Plus que ça, j’ai appris comment me débrouiller et demander de l’aide. Vous comprendrez que j’en avais cruellement besoin. L’essentiel, c’est que j’ai appris.

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Bien que peu d’études sur le sujet aient été conduites, la communauté du tourisme d’aventure, celle des camps et celle des adeptes du plein air s’entendront probablement pour dire que de pratiquer des activités en pleine nature offre des bénéfices sur le plan personnel du participant. Déterminer quels sont ces bénéfices est un dossier épineux en soit et on peut supposer que le tout peut varier en fonction de la nature de l’activité, de la façon de l’encadrer et de la philosophie de la compagnie ou du pourvoyeur offrant le service. Il est donc d’autant plus difficile de déterminer comment on peut atteindre des bénéfices, considérant que ceux-ci ne sont pas bien définis.

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Moi, je crois fermement que les camps d’été ont eu une influence importante dans la préparation des enfants à leur entrée dans le monde des grands.

Mon premier arrivait d’une garderie en milieu familial,  tellement merveilleux pour le respect du rythme de l’enfant et l’attention portée à chacun des enfants.  Par contre, difficile d’apprendre à suivre la routine, le rythme et apprendre à attendre son tour ou demander les choses.

Heureusement, mon fils a fait des séjours en camp de jour avant le début de la maternelle.

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